Tilali : partage en bambara


mariage blog

Mercredi 3 novembre 2004 3 03 /11 /Nov /2004 10:27
Très étrange cette sensation : ici ... ailleurs ...
Une très forte envie de rester encore quelques instants au Mali et de partager avec vous ces derniers moments...
 
Ma deuxième journée à la pouponnière a été très éprouvante ... La plupart des bébés étaient malades, problèmes gastriques pour certains, respiratoires pour d'autres... Sentiment d'être démunie, manque de moyens (les enfants baignent dans leur urine...), manque de personnel, j'essaie de leur apporter un peu de réconfort même si moralement c'est très dur, ils ont tellement besoin d'amour... Finalement, la majorité des enfants a réussi à trouver le sommeil, je repars avec une grande émotion... (mélange de satisfaction et de colère aussi)
 
Le week end est bien mérité, départ pour le pays mandingue en sotrama, une bonne partie de rigolade comme d'habitude, 1h30 d'attente, entassés les uns sur les autres, manquant de s'assommer à plusieurs reprises (le chauffeur conduit comme un fou, la route n'est pas en bonne état et les conditions d'assise au maximum...)
 
1ère étape : la cascade. Pour y accéder on traverse un champ de mil, puis un champ d'arachide, et on commence l'escalade ... Quand tout à coup, Tafa nous demande de reculer rapidement, un énorme serpent nous barrait la route. Je n'ai pas eu l'occasion de le voir (heureusement, j'ai déjà peur d'un petit insecte alors vous imaginez !!!) mais je l'ai entendu s'enfuir, cela m'a glacé le dos, je n'étais plus très fière!!! Petite douche improvisée en dessous de la cascade, l'eau est fraîche mais cela fait du bien, surtout qu'une randonnée de 4-5 km nous attend. D'ailleurs sur la route on se moque de nous, parce que l'on porte notre sac à deux !!!! ah ces toubabous!!! La nuit nous rattrappe, il n'y a pas d'électricité, la lune est tellement lumineuse qu'elle éclaire notre chemin, on s'arrête au premier village manger un bon plat de riz et nous nous retrouvons dans un campement, tout est paisible, au loin on entend des chants d'enfants, la nuit va être belle...
 
Lendemain matin, petit déj aux aurores (normal en fait on s'est couché à 21h) : thé et sandwich à l'omelette, j'adore ces petits moments, observer les gestes quotidiens, être toujours aussi fascinée par leur débrouille!!!
Aujourd'hui c'est le marché à Sybi, j'adore ce marché (d'ailleurs j'y vais à chaque voyage), toujours aussi émerveillée par tant de couleurs amplifiées par les rayons de soleil, par cette atmosphère gaie et chaleureuse, rien à voir avec Bamako, tu peux flâner tranquille, regarder ce que bon te semble... Je rencontre différentes personnes qui me reconnaissent me souhaitant la bienvenue.
 
On retrouve deux amis maliens, nous invitant à continuer notre petit week-end avec eux. L'ambiance est au beau fixe. Le soir, grande ballade, la lune veille sur nous et nous guide...
Le lendemain, on se sépare, je dois rentrer sur Bamako, il ne me reste que deux jours et je dois visiter différentes personnes, le sotrama vient de partir et il n'y en aura peut-être pas d'autres, mes amis me proposent de me ramener ... trois sur une moto, ça le fait non!!!!
 Le paysage est magnifique, mes compagnons de route fort sympathiques me chantant des chansons maliennes (étant au milieu, j'avais droit à la stéréo!), après une bonne heure de route, retour Bamako et sa pollution légendaire!!!!
 
Visite à un fabricant de bogolan puis à un ami peintre.
 
Les deux jours qui suivent ont défilé à une vitesse grand V. On a réussi à avoir un rendez vous pour Rokia avec un spécialiste, finalement on ne l'a pas vu (à l'africaine) mais après 3 heures d'attente, une interne s'est occupée de nous, heureusement, je m'inquiétais pour Rokia car on se trouvait dans la salle d'attente du service psychiatrie avec moult patients, ambiance particulière surtout pour une gamine de 12 ans). L'interne est vraiment super et nous a expliqué qu'elle était surmédicamentée, n'ayant pas fait d'analyse, son médecin lui avait prescrit 2 médicaments traitant chacun d'une forme d'épilepsie différente. Des examens de son cerveau vont permettre de définir la catégorie et d'avoir ainsi le traitement adéquat, on commence à voir le jour...
 
Visite aux différentes familles, cela m'attriste de les quitter mais ce sera certainement pour mieux les retrouver.
 
Dernière après-midi paisible sur l'île aux baobabs (je pourrai dire aussi, l'île aux oiseaux, toujours aussi colorés et donc aussi beaux, de belles perruches vertes également)
 
Et pour finir en beauté ... une dernière rencontre tant espérée depuis mon premier voyage : Toumani Diabate en personne, nous parlant comme si nous étions des amis de longue date. Les relations sont si simples ici, cotoyer des personnalités comme Salif Keïta ou Toumani est un grand bonheur pour moi.
 
Il me reste à prolonger ce beau rêve ...
 
et de vous retrouver pour certains demain, et oui les vacances sont terminées il faut retourner au boulot, et pour d'autres très bientôt...
Par Florence - Publié dans : Mali 2004
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Vendredi 29 octobre 2004 5 29 /10 /Oct /2004 10:24
Me revoilà parmi vous après un long voyage au pays de ... la tourista.... Et oui cette année je n'y ai pas échappé, m'empêchant du même coup d'effectuer mon second voyage... Qu'à cela ne tienne, je repars demain sur la route ... beaucoup plus légère je dois l'avouer!!!
 
Mon 1er voyage est déjà loin, la deuxième journée était tout aussi agréable que la première : petit déjeuner à base de poisson frit sur une charrette tirée par des ânes, rencontre avec des paysans et leur récolte d'arachides, petite traversée du fleuve sur la pirogue de pêcheurs, visite de Ségou le vieux et de son gigantesque baobab et retour à Ségou ville pour une petite ballade Sur le marché, des ambiances comme on les aime, très colorées, assez calmes mais je pense que cela est dû au ramadan (d'ailleurs petite anecdote : tous les plats manquent de sel : les cuistos ne goûtent pas!). Le week-end a vraiment été magique par contre ... le retour ... un enfer!!!!! 5h dans un véritable sauna, aucun air, atmosphère étouffante mais surtout des sauterelles (et je pense autres insectes que je n'ai pu reconnaître) s'amusant à nous surprendre lorsqu'on s'y attend le moins.
 
Le lendemain nous sommes allés au point G : hôpital sur une colline surplombant Bamako, l'air est agréable. J'espérais avoir un rendez-vous avec un spécialiste pour soigner Rokya (ma petite soeur de coeur) dont les crises d'épilepsie beaucoup trop fréquentes, laissent des traces physiquement mais aussi moralement. A défaut de rendez-vous, un conseil, celui de reprendre son ancien traitement. Et depuis cela va beaucoup mieux, la semaine prochaine, je vais essayer de trouver un médecin qui la suive correctement.
Cette matinée sur la colline était très cool, petite ballade au-dessus de Bamako et de son nuage de pollution. Un bon repas partagé avec Adama et Dra qui nous ont servi de guides. Et me revoilà de retour sur Bamako pour visiter ma deuxième famille de coeur. Superbes retrouvailles, mille et une pensées pour Marielle et Adama.
 
Une autre expérience m'attendait : la visite d'une pouponnière, plutôt d'un service, celui des bébés de 15 jours à 2 mois, malheureusement, il est de plus en plus fréquent au Mali que des bébés soient abandonnés, d'ailleurs une danseuse en avait trouvé un dans la rue la veille... Dans ce service, 9 enfants pour une maman seulement, la tâche est rude mais cette femme leur donne beaucoup d'amour, elle m'impressionne quand elle en a un dans le dos deux sur les genoux, et un transat à chaque pied!!!! On y a passé toute la journée et petit à petit, j'ai osé les prendre (en ce qui me concerne un par un!!!), les bercer, leur donner le biberon, c'était un moment très émouvant et lorsque nous sommes reparties, tout le monde dormait à poings fermés....
Demain je renouvelle l'expérience, avec Candice, nous devenons deuxième maman.
Par Florence - Publié dans : Mali 2004
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Samedi 23 octobre 2004 6 23 /10 /Oct /2004 10:23
Petit à petit, l'oiseau fait son nid....
 
Cela fait plus d'une semaine que je suis de retour au Mali avec toujours autant d'enthousiasme, d'émotions, toujours cette même sensation d'être à la maison.
 
Les journées sont longues mais le temps passe très vite.
 
Je trouve enfin une petite heure pour vous conter mes aventures, mais ici cela ne se passe pas toujours comme on le souhaite : cela fait 3/4 d'heure que j'essaie de rentrer dans ma boîte aux lettres !!!!!!!!!!
 
La première journée s'est passée tranquillement, normal vous me direz, sous 38 °, faut pas être pressée. Il fait très chaud mais on ne souffre pas trop de la chaleur, le soleil n'est pas agressif même si la température est plus élevée que la normale en cette saison d'hivernage. La saison des pluies n'a pas été une aubaine pour le Mali cette année, très peu de pluie et donc beaucoup de sècheresse. Les champs de mil sont brûlés pour cetains, d'autres n'ont pas eu l'occasion de pousser... Le paysage est différent de celui de l'année dernière, beaucoup moins vert et surtout beaucoup de pollution en ville.
 
Rencontre très heureuse avec les amis, la vendeuse de cacahuètes, le wolof...
Chaque voyage est différent du précédent mais tout aussi riche, maintenant je ne suis plus une étrangère, je suis malienne et il faut me respecter, c'est marrant on me reconnaît dans la rue, on se souvient de mon prénom, de ma dernière venue, cela fait chaud au coeur...
 
Je viens de nouveau de me faire éjecter d'internet....
 
Dès le deuxième jour, les choses sérieuses commencent. (Réveil à 5 h avec la prière).
9h, premier cours de danse, une partie de rigolade !!!! il fait déjà super chaud et j'ai les jambes toutes lourdes : une impression de ne pas avoir fait de sport depuis des années!!!!! Après le cours, on sort de Bamako pour aller dans un tout petit village dans la colline, pour "participer" à un mariage. On est accueillies comme des reines, un plat de zamé nous est offert (c'est beaucoup plus poétique que le riz au gras!!!).
Des chaises sont disposées en cercle dans la cour, on nous installe aux premières loges à côté des djembés. Toutes les femmes viennent nous saluer et sont très heureuses de nous faire partager ce moment. Les percussions résonnent de milles sons, les femmes se mettent en rond en dansant, et à l'appel elles viennent danser une par une devant les percussionnistes, elles sont toutes plus maginfiques les unes que les autres et dansent divinement bien. Deuxième tour, une femme vient me poser un foulard sur les épaules, m'invitant ainsi à rentrer dans la ronde, la pression monte ... c'est mon tour je me lance, danse devant les djembés, tout le monde m'applaudit et poussent des cris de joie, je me sens toute légère. Elles sont venues me rechercher plusieurs fois c'était vraiment magique, pleins de générosité, de joie, de sincérité, bref du plaisir à l'état pur... 
 
Me revoilà 24h plus tard (internet c'est stressant ici et parfois il vaut mieux abandonner pour mieux recommencer)
 
Premier voyage : Ségou
Arrivée le soir après 5 h de bus, on se retrouve dans un restaurant à écouter du djembé. La ville est paisible, beaucoup plus calme et moins polluée qu'à Bamako. Un ami de Tafa nous propose de venir dormir dans sa cour. Réveil aux aurores, un vaste programme nous attend pour ce week-end. Traversée du fleuve en pirogue à moteur. De l'autre côté, nous entamons une randonnée de 10 km à travers les champs (toujours aussi secs), le soleil cogne, il fait au moins 40° plusieurs pauses sont nécéssaires. La randonnée est des plus agréables, accompagnée de multiples explications (les arbres, les oiseaux plus beaux les uns que les autres), de chants, de rires, de dégustation de fruits sauvages, de tige de nénuphare... Après je ne sais plus combien d'heures de marche, nous arrivons à Kalabougou, un village de poterie. Durant la semaine, les femmes préparent les pots et le week-end elles les cuisent pour les emmener par pirogue au marché de Ségou. Le spectacle est magnifique, un grand fumier fait office de four. Les femmes sont super contentes de nous voir, viennent nous saluer, échangent des ikakene, des somorobedi (comment ça va, et la famille...), quand on leur répond elles éclatent de rire, à la fois surprises qu'on leur répond et "moqueuses" de notre prononciation.
Après ce petit moment des plus surprenants, on se retrouve dans un campement pour nous tout seul. L'endroit est paisible, la fatigue et la faim se font entendre. Après une bonne douche, avec nos amis les grenouilles, les poules et autres insectes, un festin de reine nous attend : poisson grillé à la sauce tomate et semoule, un vrai régal...
Idriss (Diarra) nous conte l'histoire de Ségou ville des bambaras. Mais il existe un secret qui ne peut être révélé qu'à un membre de la famille. Et... étant moi-même une Diarra, je peux être dans le secret. Peut-être le conterais-je à mon tour...
 
La nuit venue, des fêtes fleurissent de partout, les différentes sonos s'interfèrent, il règne une atmosphère à la fois paisible et festive.
Cette nuit sera également des plus courtes, des coqs, un peu déphasés je pense, se sont montrés encore plus bavards que moi... et c'est peu dire!!!!
 
Je vous abandonne ici, sinon je risque de dormir au Cybercafé.
 
Je repars en voyage demain
 
A la semaine prochaine
 
Je vous embrasse
 
Flo
Par Florence - Publié dans : Mali 2004
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Samedi 17 avril 2004 6 17 /04 /Avr /2004 10:32

Française, espagnole, marocaine .....

Après plus de 2000 km parcourus, 20h de bus, 10h de taxi collectif, 10h de train et ... 1h de dromadaire, ce petit séjour marocain s'achèvera demain avec encore 3h30 de train pour rejoindre Casa et 3h20 d'avion pour être de nouveau parmi vous!!!!!!!!!

De l'océan au désert, de nombreux paysages admirés, diverses scènes de vie observées, de multiples senteurs, d'incroyables couleurs, des plafonds plus merveilleux les uns que les autres, des mets onctueux, des lieux magiques ... mais aussi des arnaques plus grosses les unes que les autres, de nombreux rabatteurs parfois exaspérants ... tels sont quelques-uns des qualificatifs de ce beau pays.

Un moment inoubliable : cette nuit passée dans le désert, cette sensation de légèreté, de sérénité, où le temps s'est arrêté nous permettant de jouir pleinement de ce moment. Une irrésistible envie de danser, imaginez-vous les filles, les pieds nus sur le sable chaud, une danse des sorcières endiablée ... un rêve .... à nous de le réaliser......
 
A bientôt pour vous conter ce voyage ...
Par Florence - Publié dans : Maroc 2004
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Vendredi 26 septembre 2003 5 26 /09 /Sep /2003 10:36

Salut tout le monde,

Me revoilà sur internet, mais j'ai tellement de choses à vous raconter, que je ne sais plus par où commencer, le premier voyage est déjà loin, alors je vais vous le résumer.

Après le pays dogon, nous sommes allés à Mopti, j'avoue que j'avais oublié ces derniers jours le speed de la ville. Je me suis sentie oppressée, brouhaha en tous genres, pollution, toubabou par ci toubabou par là, une forte envie de retourner dans la brousse. Tafa veut nous emmener dans un super resto, mais cela ne m'intéresse pas, je préfère manger dans la rue, au milieu des habitants. On s'installe dans une petite pièce dans la rue et on mange un giga plat de riz, les gens sont super souriants et s'occupent bien de nous. Trop de bruit, on décide de prendre une pirogue et de faire le tour des villages de pêcheurs (petites îles), on retrouve ce calme et cette sérénité. J'ai l'impression d'être une princesse sur son carosse, tellement de personnes, m'interpellent et me saluent, je réponds à tous, Stéphane aussi. Dans un village, on s'arrête, tous les enfants accourent et nous prennent la main, en le visitant, on entend de la musique et avec Steph on se met à danser, tout le monde nous regarde et éclate de rire. On est bien. Une fois le tour en pirogue terminé, on décide de ne pas rester à Mopti pour la soirée, et de partir directement à Djenné, où demain se tiendra le plus grand marché du Mali. On prend un taxi, une 505 toute pourrie, deux autres personnes nous accompagnent, Binta Diallo qui deviendra ma copine, et un homme sage qui prie tout le temps. D'ailleurs petite anecdote, lors d'une de ses prières, chapelet musulman en main, Steph a cru qu'il voulait me vendre un collier, oh la gaffe!!!!

Arrivée au bord de Djenné, il faut prendre le bac. Il fait nuit, il tombe des cordes, je suis hyper fatiguée, plus la force de sortir de la voiture. Tafa nous emmène chez un de ses amis qui n'est pas là, il est 23h, qu'à cela ne tienne, on s'installe, et oui, l'Afrique c'est ça aussi. Sory arrive à minuit et n'est pas étonné de trouver des toubabous chez lui. La nuit est courte.

Visite de Djenné avec Sory, le guide le plus réputé, en effet, cela valait le coup, des millions d'explications sur pleins de sujets différents. J'ai vraiment appris plein de choses, j'aurais aimé rester plus longtemps, ce sera pour une prochaine fois. Vue panoramique sur la plus grande mosquée. Pour finir, ambiance du marché, géniale, j'adore cette atmosphère, je me risque à filmer, ça passe. Normal quand on est avec Tafa, tout est possible. Il est 13h, on doit rentrer, demain je veux assister à la clôture de la biennale à Bamako. Petit malentendu, on se retrouve dans un sotrama amélioré, où l'on peut mettre une vingtaine de personnes serrées comme des sardines, je suis à la mauvaise place, sur la roue arrière, mais l'expérience m'éclate, on en a pour 10h!!!!!

La route est magnifique, bordée de terre rouge, les oiseaux plus beaux les uns que les autres, des rouges, des jaunes, des bleus avec une queue violette..... J'avoue que les deux dernières heures ont été terribles, le postérieur "défoncé", la poussière... j'ai l'impression d'être toute noire!!!! Ce ne sera pas qu'une impression, les vêtements mais aussi mon visage sont dans un état catastrophique.

Arrivée Bamako, épuisés, en plus super nouvelle : Thomas et Daoud nous apprennent que la biennale n'est pas demain mais mercredi, je me suis trompée de jour, beaucoup de speed mais le Mali c'est ça aussi on perd la notion de temps. Voilà un premier voyage terminé, j'espère qu'il y en aura d'autres.

Mardi, chouette expérience dans le sotrama, rempli de femmes, un simple anisogoma, et elles étaient toutes excitées, me posant 36000 questions, c'était vraiment super, à côté de moi, un bébé de un an environ, n'arrêtait pas de me caresser le bras, et voulait venir sur moi, pour une fois que je ne fais pas peur !!!! c'est décidé, il épousera une toubabou!!!!!! Marché de Médine : gigantesque, un vrai labyrinthe, je me fais interpeller par des femmes qui veulent me faire un tatouage au henné, je ne suis pas chaude, et finalement me laisse aller non pas pour le henné mais pour un tatouage à la teinture à la cheville, j'en profite pour regarder comment se fait le henné, les filles sont hyper impressionnantes.

Super spectacle à la biennale, compétition des différentes régions du Mali aux niveaux danse, musique, théâtre, humour... Ce soir c'est Ségou, j'en ai pris pleins les yeux. Je regrette de ne pas avoir vu les autres régions, j'essaierai de trouver une cassette.

Mercredi : clôture de la biennale au stade omnisport, plein à craquer, Habib Koité commence la journée, une ambiance du tonnerre, tout le monde chantait c'était magique. Remise des prix : hyper long, chiant aussi il faut le dire, un présentateur qui n'arrêtait pas de dire "Ca se complique", donc très mal organisé, Bamako, 1er au classement général.  heures plus tard, Rokia Traore monte sur scène et entame son Mounéissa, la réalisation d'un rêve pour moi, car c'est cette chanson qui m'a fait découvrir la chanson malienne et donner l'envie par la suite de venir ici, découvrir ce merveilleux pays. Cela valait la peine d'attendre tout ce temps!!!!

Youhououou : 2ème voyage : Le pays mandingue et Sybie en moto pour la journée.

Départ 8h15, à l'heure prévue, ça commençait bien, au bout de 20 minutes, on est stoppé dans notre élan par la pluie, vite à l'abri, tout le monde s'arrête, il pleut des cordes. Le soleil est de retour, on reprend la route, peu importe on a le temps. La route est hyper mauvaise, mais le paysage est très agréable, je m'extasie devant un arbre mort, dans lequel est niché des millions de nids et donc d'oiseaux, ça piaille de tous les côtés, je prends une photo, un sotrama passe et se moque de moi, quelle idée de prendre des oiseaux en photo!!!!!

11h45, arrivée à Sybie, plusieurs heures pour 50 km!!!!!! On doit s'acquitter d'une taxe touristique, en voyant le campement et toute la sérénité qui s'en dégageait, on décide de passer la nuit ici. Cette fois j'en suis sûre, j'adore la brousse!!!!!

Promenade sur le marché, des centaines de choses à voir, très peu de toubabou, ce qui est agréable, c'est qu'ici, on augmente pas les prix pour les Français. J'ai envie d'acheter pleins de choses et de faire plaisir à tout le monde mais le marché est trop grand. Les gens sont super gentils. J'achète quelques tissus, je négocie mais quand j'apprends la marge que les femmes se font, je romps les négociations et paie le prix fixé initial, c'est vrai qu'ici il faut tout négocier mais il y a des limites!!!! Je me sens à l'aise, les gens me sourient et personne ne m'interpelle pour que j'achète, je peux donc flâner tranquillement, ce qui n'arrive pas à Bamako. Petits achats pour un pique nique, du maïs grillé, j'en raffole et ici il y en a à tous les coins de rue, tomates, arachides, melon et pour le dessert (ça c'est pour ma zaza) un marbré des Délices de Bamako. On reprend la moto et on se dirige vers la grotte de Kamadjan. Je suis de nouveau dans un havre de paix, c'est magique, mêmes sensations que sur la falaise. On s'installe dans la grotte, un bon repas, une vue surplombant tout le pays mandingue : elle est pas belle la vie !!!!Une bande de jeunes viennent s'installer à côté de nous, on a trouvé ça bizarre car on en avait croisé deux, qui redescendaient de la grotte et maintenant ils sont 10. On parle un peu avec eux, ils veulent devenir guide, du coup, on sera leurs premiers clients : on connaît désormais l'histoire de la grotte  et la magie de Kamadjan.

L'après-midi est déjà bien avancé, on part vers d'autres horizons : une magnifique cascade : c'est une autre atmosphère mais tout aussi reposante.

De retour au campement, on joue aux dames avec les guides, plaisir simple mais agréable, d'autant que le jeu est très roots.

La soirée est magnifique, des millions d'étoiles dans le ciel, une étoile filante... et le calme, je reste assise pendant un long moment juste à écouter le silence. La nuit fut paisible.

Le lendemain, réveil tôt, on retourne sur Bamako, le programme de la journée est chargé!!! Cette fois-ci on ira plus vite : 2h, mais mon postérieur est dans le même état. Le temps de prendre une douche et on part dans la famille paratger un repas et passer la journée. Les femmes et les enfants sont super heureux de me revoir, on passe un agréable moment mais si j'ai encore du mal à comprendre le bamanan, mais je vais apprendre très vite. On enchaîne partie de dominos sur partie, les femmes me préparents des sucreries à la noix de coco, elles m'impressionnent, elles font revenir la noix râpée dans du sucre avec un peu de graisse, et font des boulettes à même le plat en fonte brûlant!!!!!

La journée se passe tout doucement, 17h : premier rendez-vous avec la danse : 2 bonnes heures cela fait du bien mais bon trop de pas, je ne me souviens d'aucun enchaînement, demain je vais travailler la mémorisation. Ce soir c'est la veille de l'indépendance du mali, il y a des fêtes partout, le temps que l'on en trouve une et elle était déjà finie. On se dirige chez un ami, il y a encore du monde, je fais la connaissance d'Armelle, super sympa.

22 septembre : fête de l'indépendance du mali : il pleut des cordes, une sale journée, dommage pour le défilé, en ce qui nous concerne, on le regarde à la télé. Ensuite je suis restée scotchée sur une émission, genre l'école des fans, mais ce sont les enfants des différents quartiers de Bamako qui présentent une danse. C'était hyper impressionnant, tous plus beaux les uns que les autres, il y a un classement général mais tout le monde gagne quelque chose.

Bon je vous laisse, mon heure se termine, je ne pense pas réécrire, car d'une part on est déjà vendredi, et je m'envole mardi à 7h du matin, et d'autre part, je n'ai pas fait grand chose cette semaine, la maladie s'est abattue sur moi, me clouant au lit pendant 2 jours mais l'Afrique c'est ça aussi.

Je vous embrasse tous et vous dit à la semaine prochaine!!!!

Par Florence - Publié dans : Mali 2003
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