Le 29 octobre 2011, les Bwazan, avec leur label Sambalolo, fêtent la sortie de leur deuxième album "Badenya Foli"
Sambalolo vous propose une vidéo clin d'oeil de cette soirée, pour ceux, comme moi, qui n'étaient pas présents.
Le 29 octobre 2011, les Bwazan, avec leur label Sambalolo, fêtent la sortie de leur deuxième album "Badenya Foli"
Sambalolo vous propose une vidéo clin d'oeil de cette soirée, pour ceux, comme moi, qui n'étaient pas présents.
La musique malienne m'a toujours beaucoup attirée. Depuis toutes ces années, découvrir, redécouvrir, écouter, réécouter une chanson de Rokia, d'Habib, un morceau de Toumani et bien d'autres encore, est un pur bonheur pour moi, cette musique a une véritable âme qui peut toucher n'importe lequel d'entre nous.
L'écouter c'est aussi voyager...
Alors, vous imaginez, pouvoir écouter cette même musique, ici, sur place, prend une dimension extraordinaire.
J'ai eu le grand bonheur d'assister à de nombreux concerts cette année :
Djelimady Tounkara
Le magnifique duo formé par Ballaké Sissoko et vincent Segal
Différents artistes au festival "Les voix de Bamako", au Festival sur le Niger comme Toumani, Oumou Sangare, Bako Dagnon, Bassekou Kouyate, Ismael Lo et d'autres encore.
Le festival sur le Niger qui nous laissera un goût amer, les Bwazan ayant fait les frais de caprices d'une star internationale qui fera annulée leur dernier concert : pas de musique pendant la balance de ce Monsieur. Les grands oublient parfois qu'ils ont eux aussi été petits !!! Quoi que, quand on a un père connu !!
Petite pensée pour l'Image et son avec tous ces concerts mais surtout avec le plus magnifique d'entre eux, celui de Kar Kar, le concert à ne surtout pas rater.
Grand bluesman au coeur tendre accompagné par un joueur de calebasse hors paire (qui en cassera son instrument) et Vincent Bouchet (si je ne me trompe), un harmoniciste de grand talent. Soirée féérique !!
Sortir de Bamako, du bruit, de la pollution...
Passer un moment paisible, se reposer...
Se mettre au vert...
Etre en sécurité... si si
Déguster les bons plats concoctés par Batoma...
Partager de bons moments avec ses amis...
Visiter Djenné...
Se promener le long du Bani...
Manger des tomono (ah oui !)
Et repartir en étant détendue et sereine pour affronter le retour sur Bamako ... si si ... 10h d'attente au Carrefour de Djenné pour pouvoir prendre un bus (ne jamais voyager la veille de Maouloud : fête pour la naissance et le baptème du prophète), avec des dizaines de poules dans des paniers pour compagnons d'infortune. Du pain et du coca pour se substanter. A 18h Hamma nous amènera de délicieux poissons grillés (très appréciés il faut le dire !).
10h de bus pour arriver à Bamako vers 5h du matin !
Le tout avec le sourire...
La direction du festival a organisé une compétition musicale "Jeunes Talents 2011" dans le but de sélectionner un groupe pour participer au festival. Les Bwazan remportent haut la main la première étape à Bamako. Direction Ségou, pour la phase finale. Ce petit séjour ne sera pas de tout repos.
Départ à 6h du matin.
Donnant un concert la veille jusqu'à 2h du matin, la décision est vite prise de ne pas rentrer dormir à la maison et de revêtir mon habit de "clocharde de la Maison des jeunes".
Couchés sur la scène les uns sur les autres, emmitoufflés dans des draps, cette petite nuit va vite devenir un enfer. Trop de moustiques, je ne trouverai le sommeil, heureusement un lecteur MP3 et quelques crises de fou rire m'accompagneront durant ces quelques heures.
Le voyage jusqu'à Segou sera des plus calmes.
En arrivant, nous apprenons que Cheik Tidiane Seck fait partie du jury, la pression monte...
Un bon repas, une bonne sieste et une répétition un peu poussive, les Bwazan mettront le feu sur scène. Le public est emballé, les commentaires des organisateurs présagent de belles choses. Verdict final : Ils remportent le trophée.
... la nuit ne fait que commencer... et c'est peu dire ...
après avoir fêté dignement cette victoire, nous voilà dans un taxi (toujours les uns sur les autres), direction un mariage bobo (le marié n'est autre que le frère d'un des membres du groupe). A la différence des autres ethnies, les Bobos veillent toute la nuit, au son des balafons, le jour précédent le mariage. J'apprécie vraiment ces rythmes et ces danses. La plupart des membres du groupe sont déjà partis prendre le premier car pour Bamako, je reste une journée supplémentaire avec mes deux compères Drissa et Bakary. 3 heures du matin, le froid et surtout la fatigue me gagnent. Impossible de dormir ici, trop de bruit.
Drissa va alors m'amener chez sa grand-mère, une petite femme incroyable qui nous ouvrira la porte à 3h30 quand même avec le plus grand des sourires !!!!
Encore une fois je ne trouverai le sommeil, même en étant éloignée du mariage, j'entendrai la musique jusqu'à 5h du matin.
Réveil à 7h, il faut se préparer pour le mariage, ah OUaih !!!
Je vais adorer cette petite grand-mère qui va beaucoup me toucher par sa gentillesse, sa bonne humeur, ses sourires, malgré une situation plus que précaire : des revenus
plus qu'inexistants et la plus grande partie de sa maison écroulée suite aux intempéries. Les trois derniers ignams seront cuisinés en mon honneur !!!
Mes petites amies Sally et Awa
Il existe ici une générosité et une solidarité incroyables. Ce serait une uthopie de dire que tout est rose mais je vous assure que la vie revêt des couleurs chatoyantes et qu'elle aspire à une grande légèreté et liberté.
L'actualité de ces derniers temps couplée au traitement de l'information fait par les médias mais aussi par certains gouvernements, la France notamment, a des répercussions considérables voire catastrophiques pour la plupart des Maliens. L'insécurité n'est pas plus grande ici qu'ailleurs bien au contraire. Le Mali a besoin du tourisme pour survivre....
Rencontre avec Yaya Coulibaly, suivie d'un petit spectacle privé ... Moment magique
15 jours où je vais accueillir Patrick, Valérie et Nathan, ici à Bamako. Enorme plaisir pour moi de leur faire découvrir ce petit monde que j'affectionne tant, la famille, les amis, ce mode de vie tellement différent du nôtre et toute cette culture si riche qui l'entoure.
15 jours à partager notre quotidien avec Marietou et les enfants encore une fois en toute simplicité.
Je ne pensais pas que regarder les séries américaines en VO allait autant m'être utile pendant ce voyage. Rencontre tout d'abord avec Maï, une Australienne travaillant ici, avec Wolfgang, un Allemand qui souhaiterait organiser une tournée pour les Bwazan - après différentes discussions nous allons travailler ensemble sur ce projet qui je l'avoue me tient vraiment à coeur - avec des Hongrois pour finir avec qui je "traite" pour l'organisation de l'étape finale d'un rallye reliant Budapest à Bamako (organisation d'une soirée pour 600 personnes pour laquelle j'assure "la logistique").
Je deviens tour à tour interprète, manager du groupe, organisatrice d'évènements, tout cela est très intéressant et m'amuse beaucoup mais me demande aussi une grande concentration, surtout lorsque l'on parle argent !!!
Voilà deux mois que je suis de retour à Bamako, deux mois où je mène une petite vie tranquille, ensoleillée, avec Marietou et les enfants, aux rythmes des djembés, balafons des Bwazan, ce petit groupe qui continue de me surprendre et de m'enchanter (aujourd'hui comme ils disent je fais partie de leur groupe).
La vie est paisible ici, on a le temps et surtout on prend le temps. Rien d'extraordinaire à vous conter, si ce n'est quelques petites anecdotes de ce quotidien.
Très peu de personnes ici connaissaient la date de mon arrivée, je pensais surprendre mon petit monde !!!
C'était mal connaître les "Africains", la nouvelle s'était répandue à une vitesse grand V, je n'avais pas encore atterri à Bamako que tout le monde m'attendait avec impatience !! Effet de surprise plus que garanti !!! Mais pour Qui ??? Quel bonheur de se retrouver à nouveau ici et de se sentir appartenir à cette grande famille.
Premier sotrama, direct dans le bain, "E diamou ? " (Quel est ton nom ?), "Diarra", et me voilà partie pour les cousinages, tout le monde y va de son commentaire, ambiance très détendue. A un arrêt, un homme dans la rue vient m'offrir des cacahuètes, c'est un Traoré !!!!, les commentaires repartent de plus bel, Traoré-Diarra ne font pas bon ménage !!!
Et puis grand moment de solitude, mon porte-monnaie est resté à la maison. Affreusement gênée, j'explique mon problème à ma voisine "Probleme tala, je paie pour toi".
Tout est toujours si simple !!!